L'augmentation des coûts dans le secteur de la construction, qui s'est encore fortement aggravée suite à la pandémie de Corona, fait également grimper le prix de la nouvelle salle funéraire prévue dans le nouveau cimetière. Au lieu des six millions d'euros de coûts de construction calculés à l'origine dans la décision du conseil municipal de 2021, il faut désormais compter avec environ dix millions d'euros. Ce montant comprendrait toutefois aussi la réinstallation des fenêtres de l'artiste Bernd Rosenheim de l'ancien hall. Pour le nouveau montant total, le maître d'ouvrage, l'entreprise autonome de la ville d'Offenbach (ESO), a besoin d'une promesse de financement de la ville.
Refinancer les coûts accrus d'une nouvelle construction du hall par les frais d'utilisation n'est pas réaliste, explique Christian Loose, directeur adjoint de l'entreprise autonome de la ville d'Offenbach. "Les frais d'utilisation ne devraient pas dépasser 250 euros afin que le hall reste attractif et abordable pour les proches. Nous nous sommes fixé ce plafond afin de garantir le taux d'occupation de la salle et de ne pas faire peser une charge financière excessive sur les familles endeuillées".
Une prise en charge des coûts supplémentaires par la ville n'est pas non plus envisageable dans un premier temps, souligne Martin Wilhelm, trésorier et responsable des services municipaux : "La situation financière d'Offenbach est notoirement très tendue. Comme on ne voit pas pour l'instant la fin de l'augmentation des coûts dans le secteur du bâtiment, je souhaite tout d'abord que d'autres solutions soient étudiées. Chaque euro supplémentaire que nous devrions investir en tant que ville dans une nouvelle chambre funéraire manquerait ailleurs".
Le 12 janvier, le trésorier municipal Wilhelm a informé la commission d'exploitation, en tant qu'organe de surveillance de l'entreprise propre, de la nouvelle situation lors d'une réunion spéciale. "J'ai proposé à cette occasion de charger l'entreprise de procéder à un examen ouvert des coûts de conservation de l'ancien hall pendant au moins dix ans. Mon objectif est d'obtenir le meilleur état possible de la halle sans devoir demander aux citoyens des frais d'utilisation trop élevés. Car il faut aussi toujours rester réaliste : On ne peut jamais exclure que les coûts augmentent encore au cours du processus de construction".
D'ici fin mars, les planificateurs spécialisés et les architectes responsables des plans de la nouvelle salle funéraire devront examiner à quel coût l'ancienne salle funéraire, datant des années 1960, en mauvais état et nécessitant une rénovation importante, pourrait être améliorée. La priorité serait donnée à la rénovation du toit, des locaux sociaux pour le personnel du crématorium, à la réparation de la canalisation défectueuse qui passe sous la dalle de sol, à la stabilisation du sous-sol et à la construction de nouvelles chambres froides. Ces priorités permettraient de remédier aux importants défauts de construction et aux obstacles à l'utilisation qui ont été constatés.
Le résultat de l'audit sera ensuite présenté à la commission d'exploitation, accompagné d'une proposition de modification de la décision du conseil municipal concernant la chambre funéraire.