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Ville d'Offenbach

Les anciennes dettes : Une solution plutôt que le silence, une loi plutôt que des points de repère

02.05.2024 – Le ministère fédéral des Finances a présenté pour la énième fois les conditions d'une solution pour les dettes anciennes, la Rhénanie-du-Nord-Westphalie est jusqu'à présent le seul Land à ne pas y réagir. C'est pourquoi l'alliance d'action "Pour la dignité de nos villes" demande que les deux fassent maintenant un grand pas.

Les communes à faible capacité financière en Allemagne sont arrivées à un point où elles n'ont jamais voulu être : le point où les dettes augmentent à nouveau. Ces dernières années, elles ont réduit leur personnel, reporté d'importants investissements dans leurs routes et leurs bâtiments et réduit leurs prestations volontaires afin de réduire leur dette. Grâce à ces efforts importants, ils ont réduit leur charge d'emprunt d'environ 20 milliards d'euros. Mais la hausse des taux d'intérêt et l'explosion des coûts détériorent à présent les conditions au point que la courbe de la dette repart à la hausse.

Les communes sont confrontées à une crise financière. Un déficit total d'environ sept milliards d'euros dans les budgets 2023 le montre clairement. Au niveau fédéral, une réaction prudente à cette situation se fait sentir : la commission des finances du Bundestag fait avancer le sujet par des déclarations et des questions. Le ministère compétent a annoncé un colloque sur les finances communales pour le 5 juillet et a présenté une nouvelle fois à la mi-avril ses points clés pour une solution des dettes anciennes sans les modifier. Il a ainsi confirmé officiellement qu'il s'en tenait à son offre.

La ville d'Offenbach pourrait également profiter d'une solution pour les dettes anciennes au niveau fédéral, dans la mesure où le gouvernement fédéral prendrait en charge les parts de remboursement communales de la Hessenkasse, ce qui aurait un effet budgétaire positif d'environ 3,1 millions d'euros par an à Offenbach.

Trésorier municipal Martin Wilhelm

La Rhénanie-du-Nord-Westphalie, le seul Land à ne pas avoir de solution pour les dettes anciennes, n'a jusqu'à présent pas pris position à ce sujet. Le gouvernement du Land connaissait déjà les points clés du ministère fédéral des Finances l'année dernière. Il a néanmoins présenté une solution sans participation financière substantielle du Land, ce qui s'est soldé par un échec cuisant. Les responsables entretiennent le récit selon lequel le gouvernement fédéral en est responsable et ne laissent pas entrevoir jusqu'à présent que la nouvelle proposition prévue pour cette année apportera un grand changement.

L'alliance d'action "Pour la dignité de nos villes", qui regroupe des communes financièrement faibles de huit Länder (plus de 8,7 millions d'habitants), a donc formulé des exigences claires aux deux niveaux lors de sa conférence à Berlin :

NRW

Le Land le plus peuplé d'Allemagne doit présenter une solution pour les dettes anciennes qui lui permette de reprendre intégralement les crédits de trésorerie excessifs des communes (plus de 100 euros par habitant). L'État fédéral en assumera ensuite la moitié. La Rhénanie-du-Nord-Westphalie a donc la possibilité de libérer ses communes de crédits d'un montant d'environ dix milliards d'euros. Elle ne doit elle-même prévoir pour cela qu'une contribution annuelle de 350 à 500 millions d'euros - c'est l'ordre de grandeur qu'elle connaît du pacte de renforcement de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie.

C'est une nécessité urgente pour les millions de personnes concernées en Rhénanie-du-Nord-Westphalie - et même au-delà : d'autres Länder dont les communes sont financièrement faibles ont déjà trouvé des solutions pour les dettes anciennes. Mais celles-ci ne déploient pleinement leurs effets que s'il y a également une part fédérale. Par solidarité avec la Hesse, la Rhénanie-Palatinat, le Mecklembourg-Poméranie occidentale, la Basse-Saxe, le Brandebourg et la Sarre, la Rhénanie-du-Nord-Westphalie devrait enfin s'engager sur la bonne voie.

Confédération

Les points clés étant suffisamment connus, le ministère fédéral des Finances doit maintenant présenter un projet de loi. Cette solution nécessitera une majorité des deux tiers au Bundestag et au Bundesrat. C'est pourquoi le processus législatif doit maintenant commencer afin que la reprise des anciennes dettes puisse avoir lieu dans le budget fédéral 2025.

Avenir

Les communes à faible capacité financière participeront bien entendu aux solutions proposées par l'État fédéral et le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie pour les dettes anciennes. Et elles s'engageront tout aussi naturellement et de toutes leurs forces pour qu'aucune nouvelle dette ne soit créée. Pour cela, il faut ensuite franchir d'autres étapes : une dotation financière appropriée pour les villes et les arrondissements ainsi qu'une réforme de la politique d'aide. Les fonds doivent être accessibles de manière simple et non bureaucratique et être répartis en fonction des besoins. Jusqu'à présent, l'argent des subventions a surtout atterri dans les villes prospères et non dans celles qui sont au cœur de la crise financière communale.

Informations de fond

L'alliance d'action "Pour la dignité de nos villes" regroupe 70 communes de huit Länder, dans lesquelles vivent environ 8,7 millions de personnes. Les membres de l'alliance d'action sont Bacharach, Bad Schmiedeberg, Bischofsheim, Bochum, Bottrop, Castrop-Rauxel, Cottbus, Cuxhaven, Landkreis Cuxhaven, Dietzenbach, Dinslaken, Dorsten, Dortmund, Duisburg, Ennepe-Ruhr-Kreis, Essen, Frankenthal, Geestland, Gelsenkirchen, Ginsheim-Gustavsburg, Gladbeck, Hagen, Hamm, Hattingen, Herne, Herten, Kaiserslautern, Coblence, Krefeld, Lahnstein, Leverkusen, Löhne, Ludwigshafen, Lünen, Mainz, Mayen, Mettmann, Moers, Mönchengladbach, Mörfelden-Walldorf, Mülheim an der Ruhr, Neustadt an der Weinstraße, Neuwied, Oberhausen, Obertshausen, Oer-Erkenschwick, Offenbach, Pirmasens, Recklinghausen, Kreis Recklinghausen, Remscheid, Sarrebruck, Salzgitter, Schwerin, Schwerte, Solingen, Trèves, Kreis Unna, Voerde, Völklingen, Waldbröl, Waltrop, Werne, Wesel, Kreis Wesel, Witten, Worms, Wülfrath, Wuppertal et Zweibrücken.

"Pour la dignité de nos villes" a neuf porte-parole : Dr Rico Badenschier, maire de la ville de Schwerin, Dirk Glaser, maire de la ville de Hattingen, Burkhard Mast-Weisz, maire de la ville de Remscheid, Prof. Dr Uwe Schneidewind, maire de la ville de Wuppertal, Markus Zwick, maire de la ville de Pirmasens, Barbara Meyer, 1. maire et trésorière de la ville de Sarrebruck, Andrea Pospich, conseillère du district de Cuxhaven, Christoph Gerbersmann, premier adjoint et trésorier de la ville de Hagen et Martin Murrack, directeur municipal et trésorier de la ville de Duisbourg.

Explications et remarques